CE 27 septembre 2021, n° 440983 Un entretien professionnel ne saurait être regardé comme un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, quels que soient les effets qu'il a pu produire sur l'agent sauf circonstances particulières. Selon les dispositions législatives applicables à la fonction publique, lorsqu’un agent public est victime d’un accident survenu dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions professionnelles, il a le droit au maintien de son plein traitement et à la prise en charge, par son employeur public, des frais de soin en lien avec l’accident. Ce régime permet à l’agent victime d’un accident de service d’être placé en congé pour accident de service (remplacé depuis 2017 par le congé pour invalidité temporaire imputable au service), durant la période de congé nécessaire à la guérison ou à la consolidation des séquelles médicales résultant de l’accident. En l’espèce, une adjointe administrative de la marine de Brest avait, le lendemain de son entretien annuel d'évaluation professionnelle, consulté son médecin traitant qui lui a prescrit un arrêt de travail pour un syndrome anxio-dépressif majeur réactionnel, avec risque suicidaire. Elle a ensuite sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au service de cet arrêt de travail mais la commission de réforme a émis un avis défavorable à sa demande en estimant que la pathologie de l'intéressée ne présentait « pas de lien direct unique et certain » avec le service, le ministre de la défense a ensuite refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie. Toutefois, le tribunal administratif a annulé cette décision et a enjoint au ministre des armées de prendre une nouvelle décision reconnaissant l'imputabilité au service des arrêts de travail. La cour administrative d'appel a également rejeté la requête de la ministre tendant à l'annulation de ce jugement. Le Conseil d’État vient d’annuler ces décisions. Dans cette affaire, le Conseil d’État devait trancher la question de savoir si le déroulé d’un entretien avec un supérieur hiérarchique est susceptible, ou non, de constituer à lui seul un fait accidentel au sens de la législation relative aux accidents de service. En effet, en déduisant de ces seules constatations que l'entretien d'évaluation « était constitutif d'un accident de service, sans relever aucun élément de nature à établir que par son comportement ou par ses propos la cheffe de service qui avait conduit cet entretien aurait excédé l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, la cour administrative d'appel de Nantes a inexactement qualifié les faits qui lui étaient soumis ». Ainsi, « sauf à ce qu'il soit établi qu'il aurait donné lieu à un comportement ou à des propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, lequel peut conduire le supérieur hiérarchique à adresser aux agents des recommandations, remarques, reproches ou à prendre à leur encontre des mesures disciplinaires, un entretien, notamment d'évaluation, entre un agent et son supérieur hiérarchique, ne saurait être regardé comme un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, quels que soient les effets qu'il a pu produire sur l'agent ». Auteur : Éditions Dalloz - Tous droits réservés.
CE 8 septembre 2021, n° 453471 L’âge minimal de 31 ans exigé pour être directement nommé auditeur de justice à l’ENM constitue une discrimination. L'article 33 du décret n° 72-355 du 4 mai
Le discours humoristique ou les formes d’expression qui cultivent l’humour sont protégés par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme (liberté d’expression) sans pour autant échapper
CE 16 juillet 2021, n° 434254 Un maire ne peut prendre un arrêté prohibant, comme étant de nature à porter par soi-même atteinte à l'ordre public, le seul fait de laisser plus de deux chiens stationner, même
Cons. const. 29 juillet 2021, n° 2021-821 DC Un mois après son adoption définitive par l’Assemblée nationale et après un parcours législatif périlleux (3 lectures par chaque assemblée ont été
La France vient d’être condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme dans une affaire concernant la rétention administrative d’une mère et de son bébé pendant 11 jours. CEDH 22 juillet
Le 16 juillet 1971, le Conseil constitutionnel, dans sa décision n° 71-44 DC déclare non conforme à la Constitution une disposition législative en se fondant pour la première fois sur le préambule de la Constitution
Le département est responsable des préjudices subis par les parents de l’enfant décédé chez son assistante maternelle. TA Cergy-Pontoise, 5 juillet 2021, n° 1914532 Estimant qu’il existait des manquements
Rép. min. n° 20891: JO Sénat Q 24 juin 2021. Un sénateur souhaitait savoir, concernant l’entretien d’une route départementale traversant une commune, ce qui relevait de chacune du département et/ou
Le 1er juillet 2021, devait entrer en vigueur de nouvelles règles de calcul du montant de l’allocation-chômage, elles ont été suspendues par le juge des référés. CE, réf., 22 juin 2021, n°
